(train Amplepuis/Vaise – 8h03)

Il crépite, il flamboie comme ce magnifique lever de soleil auquel j’ai assisté ce matin en sortant de chez moi à 6h28 pour aller prendre mon train.

On le voit, il est là et puis aussitôt il disparaît.

On ne peut s’en saisir. A peine on y pense qu’il a déjà disparu. Il n’est plus et tout devient passé.

Ce billet, j’y pense depuis que j’ai repris le boulot et que je me dis qu’il faut le choisir ce temps, car déjà il n’est plus. Et ne plus attendre « demain » car cela peut vite être trop tard.

Oui mais alors comment tout faire ? En faire moins. Faire mieux.
Elaguer la to-do-list de ce qui est inutile. Faire ce qui nous semble le mieux pour nous, maintenant. Pas demain. Ni tout à l’heure car cela peut être trop tard déjà.

J’ai la chance d’habiter un lieu qui inspire au calme, à la sérénité, qui est beau et donc inspirant, ressourçant. Alors pourquoi est-ce toutefois si dur de s’arrêter, de ne faire que l’essentiel ?

De faire exactement ce que je veux. Personne ne suspendra le temps pour moi, je ne sais pas de combien j’en dispose alors je dois saisir chaque microseconde et les remplir de ce que je souhaite vraiment… manger un carré de chocolat, lire ce livre qui me retient, boire une tasse de café sur ma terrasse, écrire (oh oui!)… voire même rien si c’est ce que je souhaite vraiment, là tout au creux de mon MOI.

Non celui-là, je ne le laisserai pas filer, je le prends, je le vis, je le respire, je l’accueille à bras ouverts.

Et par la même j’accueille tous mes souhaits, tous mes désirs et je décide en conscience de les vivre, ou non mais en sachant pourquoi. En ayant décidé. Pour moi. Parce que je suis moi, comme ça.

Je crois que c’est mon message de la rentrée, réalise maintenant ce que tu es et sois qui tu es, pas ce que tu dois/devrais, maintenant, là, sans autre forme de procès.

Merci pour vos partages 🙂
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