En vrai, je ne sais pas comment m’y prendre avec ce billet… Il me trotte dans la tête, il s’agite au bout de mes doigts depuis cette journée à l’EM Lyon au mois de juin dernier (j’y intervenais pour partager mon expérience d’entrepreneure/intrapreneure). Oui, sans crier gare, tout en douceur, alors que je partageais ma modeste expérience pro, je l’ai croisé. Lui, c’est François-Xavier.

Il a prononcé le mot Glénans… l’école de la vie ! Mais oui ! J’AI ETE MAITRESSE DE MAISON !! (oui oui comme ça en criant).
Un avant goût du couteau suisse que je suis aujourd’hui. Là où j’ai appris le collectif dans toute sa grandeur, mes 1ères armes avec le zéro déchet (tiens ça vous ferait plaisir les copines Cécile et Julie de savoir que je le faisais déjà, de respecter les ressources avant que ça devienne une mode, un concept marketing, et pourtant bien une nécessité pour notre futur). Je m’égare mais c’est bel et bien là que j’ai appris à vivre avec, à donner du sens à ce que je faisais, avec qui je le faisais.

[Alors merci papa de m’avoir poussé à partir en camp, à faire du sport. La 1ère année, mineure ou à peine majeure, je suis partie à Marseillan faire de la planche à voile. Et j’ai vite compris que la voile c’était pas très intuitif pour moi. D’ailleurs, qui d’autre que moi profitera de quelques heures off pour aller naviguer seule et rentrer vent arrière avec son catamaran direct sur la cale que j’aurai bien poncée… sans parler du bateau… je revois la tête du mono et des autres stagiaires… merci les algues…]

Bref, j’aurais vite compris que je n’ai pas le pied marin mais le sens de l’autre, oui. Prendre soin de lui, de ceux qui m’entourent.

Perdus sur notre île, où on récupérait l’eau de pluie, où on préparait les repas ensemble et nettoyait les communs, juste pour le plaisir d’aller un peu sur l’eau naviguer, mais surtout s’asseoir sur un caillou et regarder le soleil se coucher. Et ma préférée, Drenec.
Dans cet archipel j’ai vécu ma 1ère grande histoire d’amour, avec un moniteur (oui oui ce mythe !). Le cotoyer, c’était déjà naviguer tout en restant à terrer. Mon Mike Horne à moi, parisienne des Lettres…
Mais ces îles, et cette île en particulier m’a longtemps envoutée. Je me revois encore faire son petit tour, me poser. C’est peut-être là que j’ai fait mes armes avec la pleine conscience, la méditation. J’avais le sens de l’instant présent.

Bref, il faut maintenant revenir de là-bas, rester là parce que c’est ici que tout a du sens aujourd’hui, et que tout prend corps.

Hum Hum… je ne sais plus pourquoi j’ai écrit mais me replonger dans ce lagon, cet archipel… que c’est bon ! Et je suis sûre que cela m’aide à continuer de naviguer, à ma façon, parfois avec des vents contraires, mais toujours pour revoir ce soleil se coucher, et maintenant se lever, car je le vois lui quand je m’éveille, lis et écris avant que la maisonnée s’éveille.

PS : j’adore les albums photos, j’en ai fait des tirages et alors que je viens de passer 45 min dans la cave, je n’ai rien retrouvé de ces tirages qui pourtant sont encore devant mes yeux plus de 20 ans après. La vie est ainsi faite. Il me reste tout plein d’étoiles dans les yeux, et l’envie d’en voir tout plein d’autres encore, le plus longtemps possible.

Merci pour vos partages 🙂
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