Repartir. Pédaler. Avancer.

Il y a quinze jours déjà je terminais ma 1ère journée de vélo voyage avec un tiers du parcours sous la pluie, sans savoir où nous allions dormir. Dinant (Belgique) – Revin (France).  Environ 70 km.

Quand après une dernière vérification, je suis montée sur mon vélo, je ne savais pas où j’allais. Je suivais mon mari qui nous emmenait dans notre 1er road trip à vélo. Un rêve qu’il fomente depuis un moment. Confiante. Heureuse de me retrouver en couple avec lui pendant que nos 2 pirates passent de belles heures avec leurs grands-parents. Aucune attente car la plus grande était déjà comblée : se retrouver à 2.

Et j’ai pédalé. Le long de la Meuse. Entre la Belgique, si proche de nous et pourtant tout autre, et une partie de la France inconnue de moi, les Ardennes. Mon pays et pourtant ailleurs.

Comme c’était bon, cette force motrice qui m’a mise en mouvement. Même sous la pluie et l’orage, je riais. Comme une gamine qui saute les 2 pieds joints dans une flaque.

Seul le passage sur la départementale trop fréquentée, sous la pluie et en descente m’a déplue. Mais sinon… les oies bernarches du Canada, s’abriter sous la capitainerie d’Hastières (BE), pédaler avec la fatigue qui tire les muscles, longer le chemin de fer en travaux et voir l’ampleur des barrages à aiguilles renouvelés, avoir un peu chaud, soif, un peu froid et débarquer dans une ville sans savoir où dormir.

Et apprécier cette bière bien méritée, au comptoir de l’hôtel après une bonne douche, avec la patronne qui nous parle de sa vie au Gabon.

Les jours suivants seront identiques au 1er : de l’effort, du réconfort, des rencontres et des expériences.
C’est ce détonnant cocktail qui me donne envie de reprendre la route. C’est sans doute aussi ce qui m’a poussée à vouloir changer mon quotidien. Le fait d’être en mouvement, de (se) rencontrer.

Marcher me procure ce sentiment, c’est ma porte des possibles au quotidien.

Ecrire, c’est l’ivresse quand le mouvement du corps n’est plus possible, comme la lecture.

J’aime quand ça bouge. J’aime être dehors. J’aime rencontrer du monde.

Je n’ai qu’une seule envie… repartir !
Quelque soit la destination, le projet.
Comme l’aventurière à l’esprit fantasque que je suis.

 

On ne va jamais aussi loin
que lorsqu’on ne sait pas où l’on va.
– Christophe Colomb

Merci pour vos partages 🙂
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