Ne fuis pas un défi parce que tu as peur.
Cours plutôt vers lui, car la seule façon d’échapper à la peur,
c’est qu’elle foule tes pieds.
– Nadia Comaneci

Voilà pour mon introduction.

Au mois de juin j’ai lancé chaque lundi un défi à mes fans sur la page Facebook de la Chouette Guillemette, en leur demandant de m’inspirer.

Ils ont joué le jeu, et chaque semaine je leur ai livré un billet. J’ai adoré cet exercice. Sachez-le, j’ai initié ce petit plaisir d’écrire pour le partager, avec vous mes lecteurs, mais aussi avec un de mes fils qui a joué la main innocente.
Puis j’ai arrêté, je ne voulais pas rentrer dans une routine, le plaisir avant tout. Aucune obligation sauf celle de partager avec vous mon plaisir d’écrire le matin à la fraîche avec mon café, dans le silence de la maison ou sur ma terrasse.

Bref. Une de mes fans m’a interpellée.
« – Quand est-ce que tu recommences ?
[Ah ben euh je n’y avais pas pensé]
– Choisis un mot et j’écris ! »

Elle a choisi Défi. Alors Cap ou Pas Cap ?

En vrai, ne me posez pas la question, il y a des chances que je fonce, sans réfléchir, comme un Bélier que je suis !

En vrac, mes défis auront été de :

  • tenter l’ascension du Mont Blanc à l’issue de ma 1ère saison de ski de randonnée
  • courir un marathon et le préparer en 3 mois l’année de la canicule
  • partir remplacer une collègue au pied levé, à Barcelone pour 3 mois
  • accepter un CDD et continuer mon activité indépendante en parallèle
  • co-créer le 1er salon de l’entrepreneuriat au féminin en Essonne
  • ouvrir un espace de coworking en zone rurale à 450 km de ma famille

Il y en a pleins d’autres, mais en vrai c’est ceux qui me viennent à l’esprit…
Et alors ?

  • Le Mont Blanc : un de mes meilleurs souvenirs, le vent trop fort nous a stoppé à 4 362 m d’altitude, au Refuge Vallot à notre arrivée par la voie des Grands Mulets … mais la descente… waouhh ma-gi-que ! La peur au ventre quand même car le risque lié à la haute altitude glaciaire existe même avec de l’entraînement et de la vigilance.
  • Le Marathon du Médoc : « je te demande simplement de le finir car sinon l’équipe est disqualifiée ». Voilà comment je me suis trouvée inscrite, 3 mois avant le départ, au sein de l’équipe Saunier Duval par un fournisseur qui avait envie de partager ce temps fort avec moi… Alors que je ne courrais jamais, que c’était l’année de la canicule… heureusement je pratiquais à l’époque l’escalade, la randonnée à skis et à pied donc une bonne endurance et une excellente résistance physique… mais quand même ! Temps imparti pour le finir à l’époque : 7h de souvenir. Mon temps : 6h45… depuis je cours… mais beaucoup plus tranquillement, et ma distance favorite est le 10 km. Je suis tellement fière de l’avoir fait, d’avoir profité de cette très chouette ambiance !
  • Barcelone : quand mon chef s’est trouvé embêté à devoir recruter, et assurer l’intérim du poste de ma collègue en Espagne, je lui ai dis : « ah mais moi je peux partir ! ». Voilà comment j’ai débarqué dans cette ville pleine de vie pour 4 mois au rythme espagnol (fin de la journée de travail à 15h30, pratiquer l’espagnol pro à l’écrit comme à l’oral). Je ne connaissais personne, sauf la collègue qui partait (ou presque). J’ai demandé un meublé en centre ville, pas un hôtel business et j’ai pro-fi-té. En rentrant, rien n’était comme avant et j’ai cherché à quitter mon job car j’avais pris du recul sur ce que je ne voulais plus.
  • Négocier un CDD en 4/5ème (en réalité temps plein mais là c’est un autre débat) et continuer en parallèle mon activité indépendante, non pas 1 jour par semaine, mais tard le soir et tôt le matin, le week-end aussi… et craquer un jour en pleine réunion de projets sans pouvoir se relever car trop c’est trop… et finir par pleurer sur le parking après avoir déposé tes enfants parce que tu n’y arrives plus. Et décider qu’à partir de maintenant, je mets ma famille en 1. mon travail en 2.
  • Elles réussissent… le pari fou de 4 fantastiques (un peu folles mais tellement ambitieuses !) qui se sont réunies et alors que l’une d’elles disait « j’aimerai bien organiser un salon de l’entrepreneuriat au féminin« , je lui répondais « et si on le faisait ? – Chiches ! »  Et voilà, elles en sont à la 2ème édition, je fais partie des pionnières de la 1ère… des nuits sans sommeil mais aussi des fous rires… et ce matin là en ouvrant les portes puis en les refermant… un grand bonheur d’avoir réussi seules (mais soutenues et encouragées) un tel événement !
  • Partir à 450 km de mon mari et de mes enfants pendant 4 mois pour ouvrir un espace de coworking en zone rurale, une réussite sur le territoire du Beaujolais Vert. Mais râter la fête de l’école du plus jeune, ne plus lire l’histoire du soir, ne plus partager l’apéro du vendredi soir et l’intimité du quotidien… avant de décider de tout quitter en famille (sortir de notre zone de confort on sait ce que c’est !).

Mes défis auront été de tous les réussir… à ma façon !
Il faut savoir que la plupart, je me les lance toute seule, des fois c’est un.e ami.e qui lance une idée et je le prends au mot, des fois je ne me pose pas la question de comment ça va se passer, comment ça va être. J’y vais. C’est tout.
Et ça marche !
Et sinon ? C’est une expérience dont je pourrai me servir plus tard car j’aurai acquis de nouvelles compétences, rencontré de nouvelles personnes, assuré ma confiance en moi… bref un défi est une expérience XXL.

Mon dernier défi ?

Après 5 années à mon compte, j’ose prendre 4 semaines de vraies vacances. Sans courriels, en étant loin de mon lieu de travail et de vie (mon village, ma vallée). Sans culpabilité.
Parce que c’est aussi pour cela que j’apprécie d’être à mon compte. Pour choisir ce qui est bon pour moi.

Ton défi ?

Ose rêver.
Ose essayer.
Ose te tromper.
Ose avoir du succès.
Vas-y. Je te lance un défi !
– Kingsley Ward

Merci pour vos partages 🙂
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