3ème mot sur lequel vous me demandez de plancher : Feuille. Vous n’avez pas été très inspiré cette semaine. C’est le seul que vous m’avez partagé.

Le seul, le vrai, l’unique.

Quand je lis feuille, je pense à la page blanche mais sans angoisse.

Je vois la feuille bruisser au rythme du vent, je l’entends se froisser. Je la vois frêle et vert tendre.
Ou blanche et lisse. Voire crème et un peu granuleuse, comme le papier recyclé sur lequel j’écris.
Oui car je commence toujours par écrire mes articles avant de les taper (sans les modifier). J’ai besoin de m’installer. Je me mets entre parenthèse et je ne peux le faire n’importe comment : un certain stylo, un papier, un lieu, une position. Je prépare ma bulle et mon stylo peut ainsi glisser sur ma feuille.

Feuille volante, feuille de cahier, petit bout de papier.

De plus en plus souvent avec mes chouettes ouvrières ou en réunion projets, je sors ma boîte de feutres et je me laisse à gribouiller des feuilles blanches ou je pose des mots sur des post-it colorés.

J’ai toujours aimé écrire.

Enfin je crois. En tout cas pour me poser, pour réfléchir c’est souvent que ça passe par l’écriture. Des fois, j’ai besoin d’une feuille vierge, des fois un tout petit bout de papier suffit.

Pour faire écho à cet ami qui m’a proposé le mot feuille, je n’ai pas du tout pensé à du papier mais bien aux feuilles des arbres. Celles d’un Gingko quand elles sont dorées. Ou celle d’un arbre sous lequel je m’allonge et au travers duquel je vois le ciel, bleu.

Avec ma feuille, je vois du blanc, du bleu, du vert et je me dis que tout est possible. Je peux recommencer à zéro, tout ré-écrire, repenser, modeler.

Voilà donc ce que ce que j’ai eu envie de partager avec vous, que :

Même une feuille de papier est plus légère
si on la porte à deux.
– Proverbe coréen.

Merci pour vos partages 🙂
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