Je suis loin de chez moi (dans le Nooooord), quasiment la première fois que j’écris à distance de l’environnement dans lequel je me suis lancée ce défi, dans lequel je me suis aventurée il y a quelques mois. Parce que des fois être loin est inconfortable et que je n’ose pas, je ne sais pas où m’installer.

Quand mon pirate a tiré au sort ce mot « distance » dans le cadre du défi Facebook que j’ai initié Inspirez-moi, je ne savais pas encore ce qui s’était passé à Manchester. Mais quand je l’ai su, ce mot a pris une sacrée tournure. Et je suis bien contente d’avoir fait le choix, il y a un an maintenant de me tenir à distance des infos. Plus de télé, plus de radio. Seulement de temps en temps mais plus à chaud. Beaucoup plus de lecture aussi avec l’info dans la presse écrite.

Et ça m’a libérée d’être égoïste, sans que cela m’empêche d’être altruiste. Je ne savais pas à quel point ça me tenait en étau. Ça c’est fait d’un coup, sans que je le choisisse presque. Je suis allée travailler loin de chez moi, j’ai changé mes habitudes avec un appartement sans télé, à 5 min à pied de mon travail, et une très mauvaise réception des ondes en général. Alors voilà, peu à peu j’ai pris de la distance. Je me suis rapprochée de la nature, des gens. Cela fait beaucoup de bien, faites-le, choisissez-le.

La distance, c’est dur quand elle est subie mais si vous la choisissez alors elle peut vous apporter beaucoup. Demandez à ceux qui partent au long cours (les navigateurs ou les familles autour du monde).

La distance, pour moi, ce sont les kilomètres parcourus en rando, à pied surtout. Celle que les avions parcourent, je ne l’aime pas, sauf au moment de survoler les montagnes. Celle des trains j’adore : le temps se fige, on voit défiler les paysages, j’entends comme une musique.

Malgré la distance, garder le contact

Quand je lis distance, je pense immédiatement Amitié.

J’ai beaucoup déménagé, vécu à l’étranger (Newcastle et Barcelone) quelque temps. Mes amis sont ici et là, nous sommes à distance et je remercie sincèrement les inventeurs de tous ces moyens de communication pour nous permettre de rester connectés.

Lettres manuscrites (rares et donc si belles), email, sms. Internet. C’est sûr cela ne remplace en rien de se voir mais pendant quelques secondes, minutes cela réduit la distance. Alors oui, elle est parfois douloureuse, mélancolique et pourtant bénéfique, salvatrice.

La plus belle distance reste celle que je parcoure chaque fois que je pars courir ou marcher, parfois sans but (celle-là est la plus riche), une autre fois dirigée, en solo ou à plusieurs.
La pire distance étant celle que l’on met parfois avec soi-même parce qu’on n’est plus soi, parce qu’on s’oublie.

L’amour est la suppression de la distance ; il est, dans son essence, unification, identification, fusion.
– Henri-Frédéric Amiel ; Journal Intime, le 6 août 1861

Alors ne laissez aucune personne, aucun kilomètre vous séparer de vous-même.

Prenez le bon chemin, laissez-vous porter, envolez-vous et faites l’expérience de ne pas vous laisser distancier.

Peut-être avez-vous envie de partager votre expérience de la distance avec moi ? N’hésitez pas en direct sur ma page Facebook ou ici en commentaire.

 

Merci pour vos partages 🙂
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