Oui c’est ça, je me suis absentée, j’ai eu comme une absence. Mon enveloppe corporelle est là mais pas moi.

J’écris, je lis, je parle, allez il n’y a peut-être que quand je marche que je suis moi-même. Avec moi-même.

Seules les pensées qu’on a en marchant
valent quelque chose.
Nietzche.

Il y a un mois déjà je plaquais tout et partais à la rencontre de Alexandra David-Néel (chez elle, dans sa maison ADN, c’est drôle comme nom quand même !).
Et depuis ? Le temps a filé sans que je m’en rende compte. Il s’est volatilisé, et moi avec.

J’ai pris des décisions mais le passage à l’acte, alors que je sais que c’est ce que je dois faire, ce que je veux faire est compliqué.

Une amie me disait hier après-midi « je vois le brouillard qui gravite ».

C’est exactement ça. Pourtant j’ai le choix, j’en ai l’entière responsabilité, même plus : j’en ai la toute liberté.

Même écrire n’était plus aussi fluide, et pourtant comme c’est bon une fois que je me lance, le stylo glisse mais voilà il manque le petit quelque chose, celui qui fait que tu suis ton chemin. Facilement. Sans effort, dans le sens de sans aller contre soi-même.
D’ailleurs, merci à mon amie lectrice assidue qui m’a dit à la fin d’un long mail… « bon et sinon je te lis quand ? ».

Reprendre le chemin vers soi.

Se déconnecter, s’absenter mais cette fois pour être pleinement présente et pas seulement « juste là ».

Et ne pas être trop dure avec soi-même, se dire que cette absence fait partie du chemin et que le détour était nécessaire. Salutaire.

Merci pour vos partages 🙂
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