(Article publié sur Medium Mars 2017)

et “mes” Afriques. Entre Algérie, Gabon et Maroc, cette année le Printemps des Poètes m’inspire à plusieurs titres.

“Mes Afriques” à moi, c’est l’Algérie de ma meilleure amie du collège, Noura, chez qui je goûtais d’autres traditions que la mienne, la religion musulmane, les gâteaux qui dégoulinent de miel… nos conversations à n’en plus finir.

Et le Gabon. Mon 1er voyage sur le continent africain. Un choc des cultures. Un choc émotionnel mais avant tout la moiteur du tarmac de Libreville sur lequel j’ai débarqué fin 2001. Les frissons à planer en ULM au-dessus de la côte, d’autres frissons encore à marcher dans la savane (sangsues, boas qu’on me dit se laisser tomber des arbres quand ils ont faim — serait-ce une fable que l’on conte à une jeune parisienne un peu effarouchée par cette si belle et si grande nature ??!!, fourmis géantes qui me rappellent un épisode de MacGyver, nid d’une famille de gorilles, hippopotames pas si sages que tu observes de loin, bien calée sur ta barque, les buffles qui me font peur à charger si vite, les éléphants qui paraissent si légers quand ils courent…).
Ce sont des goûts (les mangues, les poissons grillés tout juste pêchés, les cacahuètes grillés) et malheureusement pas assez de rencontres avec les locaux car il y avait nous les blancs-expats-riches, ma jeunesse, et les autres. Sauf peut-être au marché de Libreville, seul endroit où j’ai réussi à créer une certaine proximité.
Et je me rappelle aussi ma baignade dans l’Atlantique, une eau si limpide, si chaude… mais pas trop loin hein à cause des requins (encore une fable pour moi, la toute jeune voyageuse ?!).
Et ce bébé gorille des forêts, recueilli en attendant son transfert dans un refuge, alors que sa maman avait été tué par des braconniers (pour quelle raison stupide que je ne comprendrais jamais).

Et enfin ce Printemps des Poètes c’est pour moi aussi un de mes tous premiers travaux en tant qu’indépendante où je mettais à jour le catalogue des œuvres des artistes, sur Internet.

Et je termine par le Maroc et Marrakech, qui résonne pour moi du rire de mes copines et de cette parenthèse offerte plusieurs mois après la naissance de mon 1er pirate, et juste avant la reprise du boulot. Qui ne m’a laissé que trop peu de souvenirs locaux par manque d’ouverture sur l’Autre et l’Ailleurs.

Dommage mais finalement ne pas arriver à tout voir, tout faire, ce n’est pas si grave. Ça laisse de la place pour continuer à rêver, pour revenir.

Les Afrique(s), c’est cela, le vaste Ailleurs, l’Autrement.

Une petite citation pour la fin ?

« A quoi sert de voyager si tu t’emmènes avec toi ?
C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat».
 Sénèque

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